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12/11/2015

LA VERITABLE HISTOIRE DE JOSEPH NEGOUSSIE (et accessoirement celle de Joseph de GALAN)

Joseph NEGOUSSIE  est donc né en 1828 (merci Mme DESSE), c’est un oromo du Tigré.

Il réside à Massaouah, en novembre 1872, quand Pierre ARNOUX s’y installe. Ayant une bonne connaissance de la langue française, il saura vite se rendre indispensable (secrétaire et interprète) auprès d’ARNOUX dans son projet d’établir des relations commerciales avec le Choa. Pour mémoire ARNOUX reprenait à son compte, les plans sur la comète Obock, chers à de RIVOYRE et à GODINEAU de la BRETONNERIE (décédé à Alexandrie, précisément chez ARNOUX).

Que savons-nous de la vie de Joseph NEGOUSSIE, avant ses 44 ans ? D’évidence pas grand-chose.

Jacques DESSE reprend quelques lignes écrites par de RIVOYRE, nous évoquant son ami NEGOUSSIE de Massaouah (mais est-ce seulement Joseph ?), qui a appris le français dans l’île Bourbon et est mis aux fers, en 1866, à Aden, à la demande d’un créancier mécontent.

Autre information plus fiable, l’évêque MASSAIA, nous présente l’interprète d’ARNOUX comme un ancien élève de la mission lazariste en Abyssinie – crée en 1839 - et nous précise que n’ayant pas la foi, Joseph NEGOUSSIE a été renvoyé par Monseigneur Pierre-Louis BEL. Nous savons aussi que le père COULBEAUX – de 15 ans le cadet de NEGOUSSIE - a été son professeur. Or, Monseigneur BEL a pris la direction de la mission lazariste, en mars 1866 et l’a gardée jusqu’à sa mort en 1869. Nous pouvons donc conclure que Joseph NEGOUSSIE a quitté la mission à un âge déjà bien avancé (au minimum 38 ans).   

Joseph NEGOUSSIE sera de tous les voyages d’ARNOUX : il le suivra, à Marseille, en 1873, dans sa vaine quête de capitaux auprès des riches commerçants de la ville, il l’accompagnera ensuite à Aden, puis au Choa, en septembre 1874. Selon l’évêque MASSAIA, NEGOUSSIE fut le principal responsable des querelles qui éclatèrent entre ARNOUX et ses associés, mais ARNOUX lui gardait une confiance inébranlable – sans doute, lui était-il trop utile dans les négociations qu’il conduisait (avec succès) avec le roi MENELIK. Ce n’est qu’à son retour du Choa, à Zeilah, en août 1876, qu’ARNOUX comprit la véritable motivation de son secrétaire. Avec la complicité de GABRE TAKLE (autre « protégé » d’ARNOUX et co-responsable de la caravane) ainsi que de la petite entreprise ABOU BEKER père et fils, il fût proprement fait main basse sur les marchandises que le français ramenait.

Joseph NEGOUSSIE – après s’être disputé avec GABRE TAKLE – reprit prudemment le chemin du Choa afin de présenter au souverain, tout à la fois ses hommages, ses services et une version honorable (pour lui) des évènements qui s’étaient déroulés, se débrouillant pour charger comme une mule (animal fétiche des Négoussiades ) son complice. Cette version – et les indéniables qualités d’adaptation de Joseph NEGOUSSIE- durent plaire à MENELIK puisque les vingt années suivantes voient notre homme exercer, auprès du roi, un rôle de plus en plus important. Sa bonne connaissance du français sera de fait très utile pour MENELIK dans le cadre de sa politique d’échange avec les puissances coloniales, française bien sûr mais aussi italienne. Il est l’interprète obligé des conversations, le traducteur des courriers envoyés au pape, aux rois et autres présidents. C’est l’alaka Joseph, le lettré de la cour. En 1882, SOLEILLET le rencontre et dit se méfier beaucoup de lui ; de même BORELLI, en 1886. Mais tous reconnaissent sa capacité et le fait qu’il soit incontournable. Peu d’européens parlent en effet correctement l’amharique (ILG est une exception).

En mars 1889, à la mort de JOHANNES, MENELIK devient empereur d’Ethiopie. L’Italie, qui a toujours misé sur MENELIK entend alors pousser son avantage à travers la signature, en mai 1889, d’un traité d’amitié et de paix (comprendre « protectorat »), entre les deux pays : le traité de Wuchale (Ucciali in italiano). Une ambassade éthiopienne est alors très vite envoyée à Rome, avec à sa tête MAKONNEN (cousin de MENELIK et père du futur HAYLE SELASSIE) et notre Joseph NEGOUSSIE, nommé avant son départ gherazmatch (général). Ils reviendront en Ethiopie, un peu avant la fin de l’année 1889.

L’Histoire a retenu le rôle qu’a joué, dans le déclenchement de la première guerre italo-éthiopienne, l’erreur de traduction commise (volontairement, involontairement ?) entre la version italienne de l’article 17 de ce traité et sa version en amharique (la version italienne entérinait de fait le protectorat diplomatique de l’Italie sur l’Ethiopie tandis que l'autre laissait une latitude de décision à l’Ethiopie pour utiliser ou non l’Italie comme représentant diplomatique). Le pot aux roses ayant été découvert par l’empereur (grâce à la sagacité et aux connaissances linguistiques d’ILG), le comte ANTONELLI (représentant italien, au Choa, depuis de longues années) fut convoqué, en 1890, à la cour, pour quelques échanges linguistiques un peu vifs.

Quel rôle exact a joué Joseph NEGOUSSIE dans cette affaire ? Est-il responsable de cette erreur de traduction, comme semble l’affirmer, dans son article, Jacques Desse ?

Tel était bien l’avis des italiens, et notamment celui exprimé par ANTONELLI, qui reprochait à Joseph NEGOUSSIE de ne pas avoir fait correctement son travail et d’avoir mal informé l’empereur. Mais cet argument fut réfuté par l’empereur, qui rappela au comte que, si Joseph NEGOUSSIE parlait et écrivait correctement le français, il était totalement incompétent en italien ; d’ailleurs la traduction en amharique avait été effectuée à partir d’une traduction française - rédigée par ANTONELLI lui même - de la version italienne et non à partir de la version originale

Pour les amateurs de précisions concernant ces évènements, je conseille la lecture passionnante de Between the Jaws of Hyenas : A Diplomatic History of Ethiopia, 1876-1896, de Richard Alan Caulk et Bahru Zewde. Vous y croiserez notre Joseph NEGOUSSIE mais aussi Joseph de GALAN, qu’ANTONELLI – dont il est proche - met pleinement à contribution.

Grâce à divers témoignages (récits de voyageurs, coupures de presse, courriers de l’empereur), nous pouvons suivre la trace du gherazmatch Joseph NEGOUSSIE - toujours présenté comme l’un des personnages très proches de MENELIK - jusqu’en avril 1899 (mission MARCHAND). Il a alors soixante-et-onze ans et l’on peut supposer qu’il approche de la fin de son mandat (mouvementé) sur cette terre.                                                  

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Joseph Négoussié
(photo de Léopoldo Traversi)

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 Joseph de Galan
(photo de Léopoldo Traversi)

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D’après SOLEILLET qui le rencontre, en 1882 ou 1883, dans la station « scientifique » italienne de Let Maréfia (terre proche d’Ankober, que MENELIK avait mise à la disposition du marquis ANTINORI, en 1877), Joseph de GALAN (parfois nommé dans la littérature germanophone Joseph ZAGALAN) aurait été élevé, à Marseille, en 1873, par les frères capucins, à l’initiative de monseigneur MASSAIA. Or MASSAIA arrive au Choa, en 1856. Autre témoignage – cette fois photographique – le portrait de groupe de la délégation éthiopienne, présente à St Pétersbourg, en 1895, nous montre un Joseph de Galan, n’ayant sans doute pas dépassé de beaucoup la trentaine.

Il n’est donc pas totalement aberrant de penser que Joseph de GALAN soit né à la fin des années 50. Il avait ainsi une vingtaine d’années quand le roi MENELIK le retira de la mission capucine du Choa, où il travaillait, afin de l’affecter (probablement fin 1879, quand MASSAIA sera chassé du Choa), comme interprète auprès des italiens de Let Maréfia.

On déduit de ceci, qu’il pratiquait correctement l’italien et qu’il aurait sans doute été techniquement plus simple de faire appel à lui, plutôt qu’à NEGOUSSIE, pour la traduction du traité de Wuchale. Techniquement plus simple certes mais politiquement plus dangereux, comme NEGOUSSIE aurait pu le souffler à l’oreille du souverain : n’était-il pas sans risques, en effet, de confier la traduction d’un tel acte, à un familier de la colonie italienne de Let Maréfia si proche du comte ANTONELLI ?

Ce jeune Joseph représentait une menace potentielle pour le secrétaire des affaires étrangères du roi. Nous savons comment est la nature humaine, aussi aurons-nous du mal à croire que NEGOUSSIE ait beaucoup cherché à favoriser l’ascension de son confrère plus jeune et moins introduit (comme pourrait dire Jacques DESSE).

Si, en 1886, MENELIK envoie Joseph de GALAN en mission diplomatique auprès des italiens, à Assab, puis à Aden, c’est en revanche Joseph NEGOUSSIE, porteur de son titre tout frais de gherazmatch, qui accompagnera MAKONNEN, en Italie (1889). On comprend donc que l’ambitieux Joseph de GALAN ait dû emprunter des chemins de traverse pour tenter de faire sa place au soleil éthiopien.

Ainsi, à la façon d’un NEGOUSSIE devenant secrétaire d’ARNOUX afin de favoriser sa propre ascension, le jeune Joseph changea –t-il opportunément de comte, quand, en 1895, le cours de l’action italienne s’avéra totalement dévalué. Adieu comte ANTONELLI, place au comte Nicolay LEONTIEV et vive l’emprunt russe !

Joseph de GALAN a bien choisi son nouveau protecteur. Les voyages en Europe se multiplient, de 1895 à 1898 (Russie, Italie, Turquie…), les embrassades succèdent aux ambassades. La délégation éthiopienne est ainsi reçue à bras ouverts et à bouche que veux-tu par Nicolas II et le tout St Pétersbourg. Le tsar garantit l’Ethiopie de son aide face au danger italien.

Ce sont les années fastes et folles d’Ato Joseph de GALAN, qui se présente, dans les différentes cours européennes, comme secrétaire de l’empereur, tandis que le gherazmatch NEGOUSSIE vieillit au pays. Mais les anciens pratiquent l’art d’attendre.

Au premier faux-pas (une histoire de détournement d’armes impliquant LEONTIEV et ses proches ), quelque temps après son retour au pays, Joseph de GALAN se retrouve enfermé sur ordre de MENELIK. Nous sommes fin 1898, début 1899, l’ascension est stoppée.

La suite montre un Joseph de GALAN, installé à Djibouti, à l’orée du siècle –vingtième du nom. Il se prétend – et sans doute l’est-il - représentant de MENELIK et intermédiaire incontournable pour les occidentaux en mal d’affaires. Ceci est sans doute une sorte d’exil plaqué-or. Il aime jouer au vice-consul de la place mais n’a pour titre que son simple Ato (monsieur).

Sans doute, Joseph NEGOUSSIE est-il mort, septantenaire, au tournant du siècle.

Au cours des années 1910, Ato Joseph de GALAN semble définitivement incrusté à Djibouti, où il exerce toujours sa mystérieuse activité d’interprète diplomatique et de représentant officieux du négus. En 1917, Joseph de GALAN effleure la soixantaine et Henry de Monfreid le présente sous les traits d’un vieillard, ce qui démontre une fois de plus qu’on vieillit mal, sous ses climats (surtout quand on a abusé de la vodka).

Et Rimbaud dans tout ça me direz-vous ? Eh bien, rien à voir, mais nous avons l'habitude !

 

Circeto

04/11/2015

« JACQUES DESSE : FIGURANT DE TOUTES LES PIECES ?» / MARRIS JOSEPHS . 3

Une fois démontré que Joseph Négoussié n’est pas l’homme jeune appartenant à la délégation éthiopienne présente à St Pétersbourg  en 1895, résolvons, maintenant, le pseudo mystère Joseph Négoussié qui semble tant avoir intrigué Jacques Desse.

 « Le bon bout de la raison » - disait un autre Joseph - « il faut toujours prendre le problème par le bon bout de la raison » ! Pourquoi Jacques Desse n’a-t-il suivi ce conseil !

 S’il semble extraordinaire que Joseph Négoussié ait vécu près d’un siècle, qu’il ait été « de toutes les pièces » et se soit incarné sous tant d’avatars, le « bon bout de la raison » nous souffle qu’il ne s’agit peut-être pas d’un seul personnage mais de plusieurs, qu’un travail de recherche d’évidence bâclé n’a pas détectés.

Passons donc en revue les multiples métamorphoses du personnage, telles qu’elles sont citées dans l’article :

Le Yassouf Négoussié de Massawa (1873) ; le Joseph Négoussié d’Arnoux (Massawa puis Choa 1873 à 1875) ;  le Joseph interprète de la station italienne de Let-Maréfia (1884) ; l’alaka Joseph, secrétaire des affaires étrangères de Ménélik (1888) ;  le domestique de Rimbaud (1889 ?) ; le ghérazmatch (général) Joseph Négoussié – « ami » de Rimbaud », partant avec Makonnen pour l’Italie (1889), qu’Ilg confirme être l’alaka et Soleillet  assure être le Négoussié d’Arnoux ;  l’Ato Joseph, secrétaire personnel de Ménélik, accompagnant Léontiev dans ses voyages en Russie, au Vatican et en Turquie (de 1895 à 1898) et que Ménélik met en prison lors de son dernier retour;  le ghérazmatch  Négoussié rencontrant la mission Marchand (1899) ; l’Ato Joseph / Joseph de Gälan, interprète diplomatique, « quasi-consul », rencontré par Hugues le Roux à Djibouti (1901) ;  enfin  l’Ato Joseph, trafiquant d’armes à Djibouti, cité par Henry de Monfreid (jusqu’en 1917) - un Henry de Monfreid jurant que ce Joseph avait préalablement été au service de Rimbaud, puis de Léontiev.

Reconnaissons que pour un non spécialiste de l’Ethiopie (et de Rimbaud), comme l’est notre ami Jacques Desse (mais alors pourquoi poser à l’expert pour la galerie ?), on peut s’y perdre ! Et Jacques s’y perd corps et biens, mêlant les noms en un fatras indescriptible (où a-t-il trouvé un Ato Joseph Négoussié en Russie ?).

Le « bon bout de la raison », Jacques ! Le « bon bout de la raison » !

Autre détail curieux, qui aurait dû vous mettre sur la voie de la sagesse : vous nous décrivez un Ato Joseph revenant à Addis Abeba, en 1898, jeté en prison sur décision de l’empereur, mais réapparaissant, comme par enchantement,  l’année suivante, en grande tenue de général auprès de la mission Marchand. Bizarre, non ?  

Plus étrange encore, deux ans plus tard, le revoilà rétrogradé simple Ato. Vous nous précisez qu’il porte alors la particule (sic !) : Joseph de  Gälan. Un peu de sérieux, Jacques, nous sommes au pays du roi des rois,  pas chez Alcazar ou Tapioca !

N’était-il pas plus cohérent de vous demander s’il n’y avait pas (au minimum) 2 hommes, au lieu d’un seul ? Par exemple un Joseph Négoussié (devenu général) et un Joseph de Gälan (resté de bout en bout simple Ato) ? Essayez, vous vous apercevrez que l’histoire s’éclaircit alors singulièrement !

Certes, on l’a vu par le passé, la logique n’est pas votre première passion, mais, il y avait un moyen -  plus classique - vous permettant de parvenir à la même conclusion : il suffisait de  travailler réellement  le sujet, de compulser les bons ouvrages. Presque tout est aujourd’hui sur internet, à la portée du premier venu. Vous auriez pu ainsi mettre la main sur quelques documents où ces 2 Josephs sont clairement distingués l’un de l’autre.

N’étant pas dans la posture (ni au masculin ni au féminin), je ne vous encombrerai pas de citations multiples ou d’une foultitude d’annotations de bas de page.  Je vous conseillerai juste la saine lecture de 3 textes éclairants : 

1---Between the Jaws of Hyenas : A Diplomatic History of Ethiopia, 1876-1896,de  Richard Alan Caulk et Bahru Zewde.

Je vous recommande particulièrement la page 55, où apparaît l’origine du nom Joseph de Gälan, précisément utilisé pour distinguer ce simple Ato Joseph du déjà fameux Joseph Négoussié, secrétaire des affaires étrangères.  Vous verrez qu’on est loin de la noble particule.

https://books.google.fr/books?id=ZJLCZT7MW08C&pg=PA32...

Tous les 2 sont lettrés et traducteurs (Ato Joseph de Gälan, à Let Maréfia et  Alaka Joseph Négoussié au « château ») – telle était la chausse-trappe où vous êtes, de bon cœur, tombé.

Pour l’anecdote, on déniche dans ce livre remarquable, un passage mettant en scène une querelle - à distance - entre les 2 Josephs, sur la traduction de certains mots clefs des traités italo-éthiopiens.   

2---Voyages en Ethiopie (janvier 1882-octobre 1884)  notes, lettres et documents divers, de Paul Soleillet

 https://archive.org/stream/voyagesenthiopi00solegoog/voya...

Soleillet nous rapporte incidemment ses rencontres successives avec les 2 Josephs :  l’Alaka Joseph - premier secrétaire et interprète du roi - dont il se méfie grandement et Monsieur Joseph de Let Maréfia - un gouragué, élevé à Marseille par les capucins, sur décision de l’évêque Massaïa -  qu’il semble apprécier.   

3—Les missions catholiques - Bulletin hebdomadaire (tome 30, 1898)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105638g/f137.item.r...

 On y trouve un courrier, en date du 4 février 1898, adressé par le père lazariste Coulbeaux, au père Fiat, supérieur général  de la congrégation de la mission et de la compagnie des filles de la charité.  Le père Coulbeaux y narre sa rencontre le 2 février 1898, à Addis Abeba, avec Ménélik, en présence du gherazmatch Joseph (chancelier de l’ordre de l’étoile d’Ethiopie et secrétaire du roi des rois), qu’il affirme être l’un de ses anciens élèves de la mission lazariste en Abyssinie.

Or, à cette même date, vous le savez, le second Joseph (Ato Joseph de Gälan) est, à plusieurs milliers de kilomètres de là,  en Turquie, en compagnie de Léontiev.

Pas plus que pour un certain Dutrieux, du côté d’Aden,  je ne crois là, Jacques,  à une possibilité de téléportation, entre les 2 continents.

Il y avait donc 2 Josephs distincts et la photo que vous avez présentée ne peut - au mieux - être que celle de Joseph de Gälan, certainement pas celle de l’ « ami » de Rimbaud.

Notre belle fable du « figurant de toutes les pièces » ?  Il y avait une doublure cachée !

Encore un tour de passe-passe raté ?

 

Circeto  

 

03/11/2015

« FIGURANT DE TOUTES LES PIECES » / MARRI JOSEPH . 2

Si vous avez aimé la fable photographique du Rimbaud d’Aden, vous adorerez Joseph Négoussié, l’incroyable homme aux 2 visages, créé par le même auteur pour un public friand de sensations (toutes relatives) !  Même méthode, même effet  - tous deux de manche(s) !

 

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27/10/2015

« FIGURANT DE TOUTES LES PIECES » / MARRI JOSEPH. 1

http://www.larevuedesressources.org/IMG/pdf/Negoussie_la_revue_des_ressources.pdf

C’est sous ce titre « FIGURANT DE TOUTES LES PIECES », qu’en novembre 2010, Jacques DESSE fit paraître sur le site de la Revue des ressources, une vingtaine de pages consacrées  à un « ami » de Rimbaud : Joseph Négoussié, interprète  de Ménélik, roi du Choa.  L’article suivait de seulement 2 mois, la publication, sur ce site, du pavé de quarante pages, lancé à 4 mains (dont au moins 2 du même), dédié à la fameuse photo du coin de guéridon d’Aden  « Rimbaud, Aden, 1880 : histoire d’une photographie » (voir intégrale des  épisodes précédents).

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