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03/07/2016

SIX ANS APRES - L'ENTIER MYSTERE DE LA PHOTO D'ADEN

M. Pierre GUÉRY, descendant de la famille BIDAULT de GLATIGNÉ,  vient de publier un excellent livre consacré à l'oeuvre photographique de son trisaïeul Édouard Joseph : D'un continent à l'autre.

livre Pierre Guéry.jpgCe livre, tout chaud sorti d'impression, a été conçu et réalisé par l'auteur après un long travail de recherche iconographique effectué auprès de différents membres de sa famille (fouille de vieilles malles enfouies dans d'hypothétiques mansardes, antiques albums de photos retrouvés sous les falbalas et les fleurs séchées, au fin fond de tiroirs oubliés...). 

Le travail artistique d'Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ était jusqu'ici essentiellement connu du public à travers l'admirable collection de photographies que possède la Bibliothèque Nationale de France : photos prises, entre 1882 et 1889, lors de ses campagnes africaines (essentiellement en Ethiopie, pays galla et somali, autour de Harrar ou sur les côtes de la Mer Rouge).

M. Pierre GUÉRY complète notre connaissance de l'oeuvre d'É.J BdG, en nous présentant, pour la première fois, une série de photographies un peu plus tardives réalisées sur le continent Américain, entre 1890 et 1893.

Ci-dessous, photographies d'Afrique (Soleillet à Obock - 1882 ou 1884, 3 Jeunes-filles Gallas et Somali - 1888 ou 1889)

[19_phot_d'Obock_par_L_[...]Bidault_L_btv1b7702026f.jpg

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... photos splendides, d'une grande élégance, témoignant d'un fort souci de composition et d'une riche sensibilité.

 

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La présence d'Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ à Aden est attestée à partir du 19 mai 1878 - date de son mariage avec la jeune Augustine Émilie PORTE. Il avait alors 28 ans ; elle, 17.

Sans doute, était-il arrivé sur place quelques années plus tôt, entre 1873 et 1876, son dernier recensement en Mayenne remontant à 1872.

Ses beaux parents (Marie NEDEY - veuve PORTE, née SCHELLER et Charles Hyacinthe NEDEY) étaient depuis peu d'années les propriétaires de l'hôtel de l'Europe établi sur le Crescent de Steamer Point. Charles NEDEY y exerçait en outre la profession de photographe, une activité d'évidence reprise ensuite par le gendre, comme le prouve sa qualité de commerçant-photographe inscrite sur quelques documents officiels.

Comment donc évoquer Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ - photographe dûment installé à Aden - sans se rappeler une photographie découverte, il y a déjà 6 ans par les libraires DESSE et CAUSSÉ, photographie où ses inventeurs avaient cru reconnaître un certain maudit poète prénommé Arthur ? 

Voilà pourquoi, la parution du livre de M. GUÉRY donne, à Jacques DESSE, l'occasion - toujours appréciable, toujours goûtée - d'apporter quelques compléments d'information relatifs aux personnages présents (ou non) sur cette photographie qui, depuis 2010, a fait couler, sur papier virtuel et sous les ponts, beaucoup d'encre et un peu de fiel. 

Jacques DESSE nous gratifie ainsi, sur le site des libraires associés en date du 28 juin dernier, d'une nouvelle photo d'Augustine Émilie (née PORTE, divorcée BdG, remariée FELTER - la vie n'est pas simple !), extraite du fonds familial de Pierre GUÉRY. 

augustine porte italie.jpgCollection familiale. Reproduction interdite sans l'accord des ayants-droits. 

Ce portrait, exécuté par un photographe italien de Brescia, date probablement des années 1890, comme le précise Jacques DESSE. Nous savons en effet (cf lettre d'ILG à É.J BdG, en date de 1888) qu'Augustine Émilie, après sa séparation d'avec Édouard Joseph (en 1886), part l'année suivante pour l'Italie, en compagnie de son futur mari, Piétro FELTER, rencontré à Aden. Ils s'installeront alors à Salo (province de Breschia), où FELTER avait fait ses études, mais retourneront plusieurs fois en Afrique, entre 1890 et 1892.  L'un de leurs enfants naîtra d'ailleurs à Harar, le monde rimbaldien étant petit.

La relation conjugale d'Augustine Émilie et d'Édouard Joseph avait, de fait, démarré sous des auspices peu favorables : la famille du marié ne parait guère avoir approuvé l'union, les bans ne furent pas correctement publiés en France et en conséquence la régularité même du mariage ainsi que la légitimité de la filiation de l'enfant - née 2 ans plus tard - furent officiellement mises en doute. Marie Cécile PORTE (et non BdG) sera ainsi qualifiée, sur l'acte de naissance, d'enfant naturelle reconnue par le père.  

Nous nous souvenons que Jean-Jacques LEFRERE et les Associated libraires avaient déclaré reconnaître sur la fameuse photo d'Aden - dite du coin de guéridon - le couple Édouard Joseph (le moustachu goguenard debout) et Augustine Émilie (la femme assise à droite). 

BdG et Porte Aden.jpg 

augustine aden d_tail.jpgJacques DESSE revient donc, dans cet article, sur l'identification de la jeune-femme, ajoutant aux arguments anciens l'expertise nouvelle qu'apportent le portrait de Breschia et un autre portrait légendé la moglie di Felter (disponible en ligne sur un site italien consacré à Piétro FELTER, et que nous connaissions déjà).

Rappelons nous qu'en 2010, lors de l'identification de la femme du portrait de groupe, les découvreurs n'avaient eu à leur disposition qu'une photo de profil présentant une Augustine Émilie nettement plus âgée.  Jacques DESSE conclut aujourd'hui,  de la comparaison de ces portraits avec le profil de la femme d'Aden, que la ressemblance est à présent indéniable. Il en profite au passage pour fustiger (ô faiblesse trop humaine !) son bienvenu ami, spécialiste tout terrain du dictionnaire Baronian, qui avait eu - selon lui - le mauvais goût de mettre en doute, à l'époque, cette ressemblance, préférant supputer la présence d'une Mme SUEL ou d'une Mme NEDEY, femmes beaucoup plus âgées.   

4 portes.jpgSur mon blog, j'avais aussi émis certains doutes quant à la valeur de cette identification réalisée par les libraires (sans toutefois nier une certaine ressemblance). J'étais alors nettement plus sceptique sur l'identification d' Édouard Joseph. 

A présent, à la vue des 4 portraits accolés ci-dessus (même visage épais, fortement charpenté; nez identique, etc), j'affirme que le doute n'est plus pour moi permis : la femme de la photo d'Aden est indéniablement Augustine Émilie PORTE, femme de BIDAULT de GLATIGNÉ. Ou de façon plus "scientifique" et pour imiter certain autre, je dirais que c'est certain à 99%. 

Ce qui étaie ma certitude est en outre un autre élément, à mes yeux fondamental : j'ai dorénavant également acquis la conviction (à 98%) que le grand moustachu goguenard lançant une oeillade roucouleuse à la femme est bien - comme MM LEFRERE, DESSE et CAUSSÉ l'avaient également avancé -  Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ ! 

Et, comme Jacques DESSE, je dois cette conviction nouvelle, également à Pierre GUÉRY et à son livre ! 

C'est lui, en effet - lui seul - qui m'a fait remarquer une photo intitulée Province de St Paul, cueillette du thé, photo prise, par É.J BdG, lors de sa campagne brésilienne de 1890-1893. 

Brésil.jpgCollection familiale. Reproduction interdite sans l'accord des ayants-droits.

Il m'a ainsi indiqué qu'il soupçonnait l'homme placé à l'extrême gauche de la photo - homme d'une quarantaine d'années portant chapeau et moustache - d'être le photographe lui-même.

Bidault brésil.jpg

visage BdG Brésil.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous n'avions, à ce jour, comme seul portrait connu d' É.J BIDAULT de GLATIGNÉ, qu'un petit médaillon de qualité moyenne, fourni par Pierre GUÉRY (déjà ! c'est dire comme son apport aura été précieux dans ces identifications)... 

B-1.de GLATIGNE E. J..jpg

 

 

BdG tel.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Collection familiale. Reproduction interdite sans l'accord des ayants-droits.

...portrait, que j'avais alors toujours trouvé peu propice à l'identification en É.J BdG du goguenard moustachu d'Aden : relief du visage peu visible, arête du nez peu dessinée, oreilles incomparables, lèvre inférieure très différente entre les 2 portraits : épaisse chez l'homme d'Aden, à peine apparente sur le médaillon (mais il est vrai que libraires et biographe nous avaient affirmé qu'il était à la mode de pincer ses lèvres lors d'une séance de pose chez un photographe professionnel). 

Eh bien, je reconnais aujourd'hui avoir été moins perspicace que nos amis ! Errare humanum est, etc... Si tout le monde pouvait en faire sa devise dans ce débat, sûr qu'on progresserait plus vite !

Édouard Joseph Bidault de Glatigné est bien notre homme !

Mais, comme pour son épouse, c'est la comparaison de plusieurs photos (pas 2 seulement, mais plus), nous montrant l'homme dans des attitudes ou des angles sensiblement - mais pas trop - différents, qui nous permet de conclure positivement. 

Dans cet homme photographié dans la plantation de café, nous reconnaissons en effet assez fidèlement le moustachu d'Aden (même forme de visage, même nez grec, même moustache tombante... sa lèvre inférieure même est réapparue).


bidault_de_glatigne_comparaisons.jpg

Oui, M. BIENVENU, j'avoue qu'il a été ajouté, ci dessus, une pièce vestimentaire (devinez laquelle) à notre moustachu Adénien ! Je sais que ceci frôle sans doute la correctionnelle, mais ce n'est pas moi, c'est la seule faute de Catherine MAGDELENAT, à qui nous devons les comparaisons ci-dessus et les adroits montages qui suivent : collages des différents visages avec transparence (40 ou 60% d'opacité selon les cas).

Un grand merci à la webmistress du site bleu turquin Mag4, dédié au poète au paletot devenu idéal et féal de la muse.

jacques desse,edouard joseph bidault de glatigne,augustine emilie porte,aden,arthur rimbaud,piétro felter,pierre guery,jean-jacques lefrere,alban causse,dutrieux,suel,revoil,ries,tian,jacques bienvenu,catherine magdelenat,mag4jacques desse,edouard joseph bidault de glatigne,augustine emilie porte,aden,arthur rimbaud,piétro felter,pierre guery,jean-jacques lefrere,alban causse,dutrieux,suel,revoil,ries,tian,jacques bienvenu,catherine magdelenat,mag4

jacques desse,edouard joseph bidault de glatigne,augustine emilie porte,aden,arthur rimbaud,piétro felter,pierre guery,jean-jacques lefrere,alban causse,dutrieux,suel,revoil,ries,tian,jacques bienvenu,catherine magdelenat,mag4On notera le magnifique bougé affectant le visage de notre moustachu Adénien, lui conférant une oreille droite au pavillon splendidement éléphantin.

Je laisse le lecteur établir ou non sa propre certitude. Pour moi, celle-ci est faite : nous tenons le couple de la photo d'Aden, précisément là où les découvreurs de la photo l'avaient situé. De fait, jamais je n'ai été autant en phase avec Jacques DESSE, concernant la reconnaissance de personnages du coin de guéridon.

Malheureusement, notre compagnonnage s'arrêtera là !

Selon Jacques DESSE, toujours rivé à sa datation d'août 1880 (nécessitée seulement par l'hypothèse RIMBAUD), la présence d'Augustine Émilie - enceinte qui plus est - apporte à sa théorie une preuve qu'il juge absolue. C'est, me semble-t-il, aller quelque peu vite en besogne et feindre, une nouvelle fois, d'ignorer la présence (toute aussi incontestable) du docteur DUTRIEUX sur la photo - DUTRIEUX et non REVOIL, comme le pensaient nos amis biographe et libraires - cf comparaisons suivantes : 

barbus.jpg

Ou bien, cette autre comparaison des profils, plus respectueuse de la chronologie (Revoil de 1882, plutôt que de 1883 - NB : pour ne pas fausser la comparaison, je n'ai pas retenu le portrait d'époque - 1880 - d'un Révoil sans barbe). 

3 revoils 1882.jpg

Rappelons le encore : la présence de DUTRIEUX date de façon définitive la photo d'Aden de la première quinzaine de novembre 1879, période à laquelle RIMBAUD, sauf preuve du contraire que nous attendons (ah, les pilleurs d'épaves!), est en métropole - cf épisodes précédents.

La question n'est donc pas : sommes-nous en 1879 ou 1880 ?  Car nous le savons, nous sommes en novembre 1879, au retour de DUTRIEUX de son expédition africaine, à la date de sa rencontre à Aden avec l'explorateur LUCEREAU. La seule question restante est : comment fait-on coïncider l'ensemble des éléments dont nous disposons aujourd'hui démontrant une présence simultanée du couple BIDAULT, de SUEL, de LUCEREAU et de DUTRIEUX ?

J'accorderai, au passage, une mention spéciale à Maurice RIES, si - comme l'affirment les libraires - il est bien présent sur la photo, en position de second barbu de gauche. J'ai toujours été étonné qu'il paraisse si âgé, malgré ses 21 ans...mais il nous a été répété à l'envi que les années sur le roc d'Aden comptaient triple.  Dans son dernier article, Jacques DESSE fait parler les absents : ainsi l'absence de César TIAN prouverait que la photo date de l'été 1880 car celui-ci, comme tous les ans- aoûtien convaincu -, mangeait la bouillabaisse sur le Vieux-Port.

Personnellement, je préfère donner la parole aux présents : en août 1880, RIES était à Hodeidah (pas à Aden !) où il venait tout juste d'ouvrir la nouvelle agence de TIAN (tout comme venaient de le faire BERTRAND et TREBUCHET pour la succursale de l'agence concurrente MORAND et FABRE- voir là encore l'un de nos précédents épisodes). Un détail supplémentaire qui exclue la possibilité de dater cette photo d'août 1880. 

Nous avons donc à résoudre l'énigme suivante : nous sommes en novembre 1879 (sans REVOIL ni RIMBAUD - je suis désolé M. DESSE) et Augustine Émilie PORTE est bien sur la photo, telle qu'elle nous apparaît.

 porte gros ventre adénien.jpg

 

 

 

 

 

 porte gros ventre adénien_2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons qu'elle accouchera de sa fille (son premier enfant), le 11 novembre 1880. Nous pouvons donc estimer que la conception de Marie Cécile remonte à février ou mars 1880. Or la photo d'Aden date de novembre 1879 (4 mois plus tôt). Voilà un mystère de l'enfantement à résoudre !

Plusieurs possibilités s'offrent à nous, qui par définition ne satisferont totalement personne : 

1. il ne s'agit pas d'Augustine-Émilie mais de quelqu'une lui ressemblant étrangement. Elle avait, il est vrai, une soeur (Anne-Marie), son aînée de quelques ans. Mais outre le fait que nous n'avons aucune information sur celle-ci et sur une éventuelle grossesse la concernant, la présence d'É.J BdG, sur la photo, plaide -ô combien- pour la présence à ses côtés de son épouse (et non de sa belle-soeur ou de sa belle-mère). 

2. Il y a eu une première grossesse suivie d'une fausse-couche. Possible, mais là également, cela sent à dix pas, son scénario bricolé en forme de pirouette. 

3. Mon hypothèse donc : cette femme n'est pas enceinte et le gros ventre (nous noterons qu'il n'y a pas que le ventre qui paraît bouffant sur cette vue de profil), que l'on aperçoit sur la photo, ne correspond en fait qu'aux replis de la large robe qu'elle porte et qui se plisse comprimée par la relative étroitesse de la chaise à accoudoirs. La robe, aux larges épaules, apparaissant sur la photo prise à Breschia indique ce qu'était la mode féminine de ces années-là. J'imagine l'effet d'une telle robe portée par une femme assise dans semblable fauteuil : une image, toute en cascade d'amples courbes et plis, image somme toute assez voisine de celle d'Augustine-Émilie, à Aden. 

augustine porte breschia robe.jpg


 porte gros ventre adénien.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour conclure, reconnaissons qu'il était fatal - depuis l'éviction hors de cette photo du photographe REVOIL (consécutive à la découverte de DUTRIEUX)-  de dénicher un nouveau prétendant à la paternité du cliché. Or, qui mieux qu'Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ, photographe patenté d'Aden, ces années là (et ils étaient au maximum 2 ou 3, dont son beau-père), méritait d'emporter ce titre ? N'était-ce d'ailleurs pas, tout à l'origine, l'hypothèse avancée par MM. DESSE et LEFRERE, avant la "malencontreuse" survenue de REVOIL dans le scénario ?

Nous ne convaincrons ni ne départagerons, bien entendu, les 2 chapelles irréconciliables (la Dessienne et la Benvenutiste), avec ces seuls arguments. La foi est plus têtue, sinon plus forte, que la raison ! 

Jacques DESSE niera encore longtemps l'encombrante évidence qu'est la présence de DUTRIEUX. Le second Jacques fera toujours semblant de croire que l'identification d'un certain petit moustachu sur la droite du cliché n'a aucune espèce d'importance du moment que le maudit poète ne peut plus techniquement y être présent.

Et pourtant, si la plupart des protagonistes du portrait de groupe d'Aden sont aujourd'hui clairement identifiés, l'entier mystère ne sera totalement levé qu'une fois l'Autre (tranquillement assis à son guéridon) aura enfin été identifié. 

Là également, nous avons quelques pistes, mais ceci est une autre histoire, comme il est dit dans les livres. 

En attendant, n'hésitez pas à vous procurer celui de Pierre GUERY sur ce talentueux et moustachu photographe qu'était Édouard Joseph BIDAULT de GLATIGNÉ. 

 

Circeto 

 

 

Commentaires

Il y a un décalage entre le titre de l'article et son contenu : mais en fait non : il n'y a pas de décalage entre le titre de l'article et son contenu.

Écrit par : Alf | 04/07/2016

Mon cher Circeto, Je n’ai pas cru bon de répondre à tes multiples provocations et autres lettres ouvertes. Mais à présent tu dépasses la mesure. Que tu t’emmerdes en emballant des bouquins dans ta Fnac d’Avignon au point de passer ta vie sur une polémique usée jusqu’à la corde on peut le comprendre. Mais la fixation obsessionnelle que tu fais sur mon blog et ma personne devient assez lourde pour ne pas dire déplacée. J’ai peur qu’on ne touche là à un problème mental en ce qui te concerne. Je pense donc, mon cher Olivier, que tu vas te montrer raisonnable et retirer tout ce qui me concerne dans ton article au demeurant profondément sans intérêt.

Jacques Bienvenu

Écrit par : Jacques Bienvenu | 08/07/2016

Oups, je n'avais pas vu ce petit mot dont vous me faites ici l'honneur.

Mais mauvaise pioche, Jacques ! D'évidence, vous me confondez avec Olivier de Taxis- qui passe ici parfois sous le pseudo Alfonso.

Ce dernier m'a en effet contacté, il y a quelques années, pour m'informer de votre confusion et me demander d'intervenir.

Ce à quoi, je lui ai répondu :

1. qu'il avait certainement mérité ce rude traitement de votre part (tant pis pour lui),

2. qu'il serait impossible de vous faire jamais changer d'opinion (tant pis pour vous).

Sur le reste, je n'ai rien à ajouter; votre mot en dit plus sur votre état d'esprit (quand tu nous quittes) qu'un long discours.

Circeto

Écrit par : circeto | 09/09/2016

Pas très élégant ce commentaire de Jacques Bienvenu. Vous êtes donc renvoyé à votre folie, hop emballé c'est pesé.

Reconnaissons que vous avez un talent de démolition systématique qui peut irriter, sans doute surtout ceux qui en font l'objet... Néanmoins vos articles sont étayés (bravo pour l'analyse de l'ami Brice Poreau) et ont le bon goût de ne pas reposer sur de multiples hypothèses "et si... et si... alors... Rimbaud!"

En outre votre ton caustique mais badin est agréable -j'allais dire bienvenu.

Vous me semblez enfin moins campé sur vos positions que ceux qui assènent leurs analyses à coup de "c'est très certain, c'est oracle ce que je dis". Pardon du jeu de mots, pourrais-je ajouter, mais ça constituerait une récidive.

J'avais lu avec méfiance l'analyse de la photo d'Aden par les libraires associés mais, endormi par l'absence de contre-enquête et la fameuse analyse scientifique du sieur Poreau, j'avais accepté d'y voir notre poète. Avec réticence du fait de ses allures de benêt mais j'ai conscience que le mythique Rimbaud de la photo Carjat rend forcément toute photo postérieure décevante.

Après avoir lu votre analyse je suis désormais convaincu du contraire.

En tout cas sur la photo d'Aden sa position avachie et ses allures d'idiot -pas d'autre mot- contrastent singulièrement avec les photos (putatives?) que l'on connaît de lui à cette époque et où il arbore au contraire une position majestueuse. Cette interprétation n'a rien de scientifique, évidemment.

Et l'on sait que ce que valent les convictions trop appuyées sur l'auteur du Bateau ivre...

Une question, sans doute naïve, que je me pose en parcourant les blogs des libraires associés, de Jacques Bienvenu, et le vôtre: les thuriféraires rimbaldiens qui bataillent âprement entre-eux ne prennent-ils pas davantage de plaisir à s'écharper sur l'épaisseur de ses sourcils qu'à lire son oeuvre, finalement?

Il est vrai que l'un n'empêche pas l'autre.

Bonne continuation.

Écrit par : hibourachitique | 06/12/2016

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