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27/06/2014

HOMMAGE A NOS LIBRAIRES ASSOCIÉS (billet doux)

-"C'était un bonheur, mais c'était juste" : poète anonyme.

Je suis sincèrement admiratif de l'impeccable travail abattu, depuis 4 ans, par les Libraires Associés : cette remarquable captation de l'héritage rimbaldien, laissé malencontreusement (mais heureusement !) en déshérence par ses héritiers putatifs. On comprend que ceux-ci soient aujourd'hui légèrement furax.


Il y a 4 ans (et même un peu moins), nos libraires étaient -tout comme moi- des béotiens en Rimbaldie (sans passeport, ni carte routière du pays, n'ayant pour tout baluchon que quelques bribes de langage ânonnées sur les flancs de l'école), de vrais sans-papiers que la première police de caractère venue pouvait sans remords toiser d'un regard peu amène.

Or les voici, aujourd'hui, devenus les arbitres des élégances de ce pays mythique, baguenaudant par ci, devisant par là, jugeant par devant, tranchant par revers, d'Arthur Rimbaud, de sa soeur, de sa mère et tutta la famiglia.

Et pour quelle raison ? Pour avoir un jour trouvé, dans le double fond d'une boîte à chaussures, une photo qu'ils ont crû -puis décrété- être une photo d'Arthur. Les paradeux sauvagement pouvaient bien s'étouffer d'enragement. Nos amis avaient mis la main, puis le pied, sur la clef qui ouvrait la serrure !

Du moins le croyaient-ils alors et peut-être le croient-ils encore ?
Alors qu'il n'est, en ces contrées mythiques, ni clef à trouver, ni serrure à forcer, mais seulement des êtres (individus, médias) de chair et de rêves à séduire, à emporter.

Que Rimbaud soit réellement ou non sur la photo se révèle -avouons-le - franchement, en ce cas, secondaire. Lâchez dans les médias le nom à deux syllabes, la plume froufoute sur la feuille, les doigts clavecinent sur le clavier et l'imagination fait le reste. Le premier contradicteur venu sera considéré par tous comme un gâcheur de première.

Ce n'est assurément pas un hasard si le premier conquis fut le biographe préféré du poète; il voyait (ou croyait voir) enfin le Graal (ce vieux pot des meilleures soupes) tant espéré, le chaînon manquant de sa biographie, oeuvre superlative de toute une vie. Et vous l'imaginez alors accepter sans frémir qu'un péquenaud moyen -qui n'a pas gratté 2 pages sensées sur son héros- lui conchie (prononcer "ratiocine") ce rêve ?!

Affirmons-le aux lents d'esprit du marigot rimbaldien : les lointains cousins vous ont piqué le magot !

Les libraires associés sont aujourd'hui les exécuteurs testamentaires officiels de l'héritage. Et pour exécuter, ils exécutent !

Comptez-vous : 
- Jacques Bienvenu sommairement exécuté de quelques coups de guillemets bien assénés,
- DéDé les chaussettes qui en a perdu la tête (et non l'inverse),
- Jeancolas, Moix, bien d'autres que j'oublie,
- et même (aussi incroyable que cela paraisse, tant l'homme est pacifique), ce fut, tout récemment, le tour d'Alain Bardel, dont les libraires posèrent la tête sur leur billot (ô certes avec délicatesse !), sous prétexte (qui est dupe ?) d'une histoire de portrait de Rimbaud faussement attribué à Fernand Léger (nouvel écran de fumée).

Nos amis libraires font le ménage dans la ménagerie !

En quatre ans, ils sont devenus quelque chose comme les ambassadeurs patentés de la Rimbaldie, seuls experts compétents à démêler le vrai du faux (vraie oreille, faux Léger...), les apparences des faux-semblants (aubade du lys à la verrue ?), sur tout ce qui concerne -de près ou de loin- Aden, Rimbaud ou Arthur. 

Il n'est dorénavant plus besoin pour eux de revenir sur cette photo d'Aden qui fit leur succès. On ne ressort pas de la poche son vieux ticket d'entrée froissé quand on a maintenant  table ouverte au royaume d'Arthur.

Ce serait maladroit et même une faute de goût.

  Circeto

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Commentaires

Sitôt rentrés de vacances, voilà les libraires associés dans une démonstration qui ne démontre rien.

Le seul argument : on change de physionomie au cours de sa vie. Oui, c'est exact tous, nous sommes en mesure de le constater sur nos propres photos mais nos traits sont identiques.

Et c'est cela qu'ils ont bien du mal à démontrer : la similitude de traits, en plus de la présence de Dutrieux en 1879 et de Rimbaud en 1880 à l'hôtel de l'Univers à Aden.

Alain

Écrit par : De Vos | 18/08/2014

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