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12/02/2011

RIMBAUD A ADEN / LE JEU DES SEPT ERREURS (1)

ERREUR N°1: Les frères Alfred et Pierre BARDEY  en « barbus de  gauche », version 1.

 

« Je vis assis tel qu’un ange aux mains d’un Bardey » - (A. Rimbaud)

 

Si vous n’avez pas pris le temps de suivre tous les rebondissements de l’affaire de la photo dite du « coin de table » et n’avez découvert que tout récemment l’ineffable humour caustique de MM Lefrère et Desse, dont M. Bienvenu semble être devenu une cible de prédilection, sans doute serez vous surpris d’apprendre, que nos expertissimes amis, ont eux aussi connu, à l’égal d’un vulgaire spécialiste/entre guillemets/de Rimbaud, leur propre crise confusionnelle  Bardey-ique. Mais ne s’étant jamais mouché du pied, là où un simple Bienvenu apercevait péniblement un seul et malheureux Bardey, eux, du premier regard, en débusquaient tout  un couple.  

 


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Rappelons-nous, en effet, comment dans ce premier article paru dans le magazine « Histoire Littéraire », dès avril 2010, l’inévitable hypothèse Bardey était ainsi avancée : « les deux personnages barbus assis à gauche pourraient être Alfred Bardey et son frère Pierre, à en juger par la seule photographie connue du premier employeur de Rimbaud ».

 

Retenons bien cette expression : « à en juger par la seule photographie connue du premier employeur de Rimbaud ». Nos hommes s’érigent d’entrée, en physionomistes avertis. On pourra donc plus tard  leur accorder une confiance aveugle quand il s’agira de décrypter un portrait photographique (n’est-ce pas Révoil, n’est-ce pas Dutrieux)! 

 

Mais pas de chance, un mois plus tard, le 13 mai 2010, MM Bienvenu et Ducoffre identifient l’explorateur Henri Lucereau, debout à gauche sur la photo - les preuves peuvent en être consultées sur le forum Mag4/ Rimbaud. Or les présences conjointes d’Alfred Bardey et de Lucereau excluent totalement celle de Rimbaud : une stupide histoire d’agendas personnels et  de continuum espace-temps qui fait que les trois personnages (ô terrible malédiction ?), jamais ne pourront être ensemble.

 

Damned ! Il est temps pour nos experts de tourner casaque … ce qui est fait, et bien fait, l’air de pas grand-chose, le mois suivant, dans un article publié sur le site internet de « L’Express », où l’on lit : « Son absence (l’absence d’Alfred Bardey) sur ce portrait de groupe ne saurait donc surprendre » (sic).

 

Oui vous avez bien lu !  La probabilité Bardey(s) d’avril est devenue, d’un coup de baguette sémantique, impossibilité évidente de juin, mais connue (sans doute de façon inconsciente ?) de toute éternité et ne pouvant « donc surprendre ».  

 

Plus c’est gros plus ça passe, me direz-vous ?  Peut-être que nos amis le pensent, mais ce sont avant tout des hommes prudents, qui ne mésestiment pas l’inertie de l’écrit, aussi précisent-ils : «  Avant de connaître la date du cliché, nous nous étions posé la question de son identification au personnage assis à l'extrême-gauche, mais ne regrettons pas aujourd'hui d'avoir formulé cette hypothèse au conditionnel ».  Comme on les comprend !

 

Mais que n’en restent-ils là, pourquoi toujours en faire un peu trop, pourquoi ajouter cette suite malheureuse : « Le seul portrait connu de Bardey est une photographie communiquée en novembre 1883 à la Société de géographie: son examen établit que Bardey, personnage à la physionomie pleine d'énergie, aux cheveux denses et coupés court, âgé de 26 ans en 1880  (il avait exactement le même âge que Rimbaud) n'est pas le barbu notablement plus âgé et déjà dégarni, même sur les tempes, qui apparaît sur la photographie d'Aden ». (c’est moi qui souligne.)

 

Peut-être penserez –vous en lisant cette dernière ligne que ce portrait d’un Alfred Bardey  si différent du « barbu de gauche » est un portrait nouveau, différent de celui qui deux mois auparavant semblait attester (même au conditionnel) la présence de l’employeur de Rimbaud sur ce coin de photo ?  Eh bien,  détrompez-vous ! Comme il est écrit : c’est exactement le même portrait, il n’en existe qu’un « seul connu » ! Ce portrait qui, en avril, semblait appuyer la thèse Bardey  est donc benoîtement le même que celui qui, seulement deux mois plus tard, (à une époque où cette présence posait un grave problème au scénario « Rimbaud ») l’exclura  sans rémission.

 

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Sachons apprécier, comme il se doit, ce délicat fumet de circonvolution dialectique, et retenons l’adage : « Bardeys au balcon,  tacles à foison ». Si en avril 2010, les frères Bardey pouvaient être retenus en tant qu' excellents serviteurs de la thèse "Rimbaud", devenus soudain, à partir de mai, de vrais "boulets" pour ce même scénario, ils étaient alors jetés, sans état d'âme, malgré les mêmes états de service.  Bye, bye, les B. Brothers, et sans rancune ! Jamais plus, sous la plume, on ne les revit !  

 

Fin du premier acte manqué.

 

 

Circeto

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